Par Bernard ROMAN, Premier Vice-Président du Conseil Régional Nord-Pas de Calais,
"Finances-Personnel-Administration Générale-Communication"
Lors de la séance plénière du 25 juin dernier, l’Assemblée régionale a adopté le compte administratif 2009, dernier acte comptable d’un mandat au cours duquel les contraintes budgétaires n’ont cessé de se resserrer. La réforme des critères d’évaluation de la dotation globale de fonctionnement, le plafonnement de la taxe professionnelle, le surcoût de décentralisation, et enfin cette glorieuse réforme de la taxe professionnelle et autres découpages fiscaux ont conduit peu à peu les collectivités territoriales à une situation de quasi-cessation de paiement. Malgré cela, nous avons honoré nos engagements en répondant aux besoins de nos habitants.
Les taux de réalisation en investissement sont de 90% pour les recettes et 67 % pour les dépenses. En fonctionnement, ils sont de 87.93 % pour les dépenses et de 100 % en recettes. Ces taux particulièrement élevés révèlent une bonne appréhension des besoins de la collectivité tels qu’ils sont estimés lors du budget primitif et des différentes décisions modificatives.
En ce qui concerne la section de fonctionnement, certaines dépenses budgétées ne sont pas mandatées, mais sanctuarisées par décision politique du Conseil Régional. Ce sont 40 millions d’euros, provenant principalement de la modulation de la Taxe Intèrieure sur les Produits Pétroliers (pour 30 à 35 millions d’euros selon la consommation), et de la réserve pour la construction de l’anneau ferroviaire (8,5 millions).
4,8 années, c’est le temps qu’il faudrait à la Région pour se désendetter totalement si elle consacrait l’intégralité de son autofinancement au remboursement de l’emprunt. Signe d’une bonne gestion reconnue par la Chambre Régionale des Comptes et l’agence de notation Standard et Poor’s, ce sera aussi un atout important dans la nouvelle donne budgétaire qui sera la nôtre à partir de 2011.
Enfin, s’agissant de la gestion de la dette, et afin de lutter contre le blanchiment, la corruption et la fraude fiscale, le Président PERCHERON a décidé de soumettre dorénavant toute décision de réaliser une opération financière avec un établissement à la situation de cet établissement au regard des États et territoires non coopératifs (paradis fiscaux) et d’exiger chaque année des partenaires bancaires de la région un descriptif déclaratif de leurs activités, un état, pays par pays, portant information de la raison sociale, du chiffre d’affaires, du résultat d’exercice enregistré, des effectifs employés, des impôts et taxes versés aux autorités publiques locales.
